Maître Karine Alexandre
Faute inexcusable de l’employeur : indemnisation à Évreux avec Maître Karine Alexandre
Vous recherchez des informations sur la faute inexcusable de l’employeur et l’indemnisation à Évreux ? Maître Karine Alexandre vous guide dans vos démarches.
La faute inexcusable de l’employeur permet à la victime d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle dans l’Eure d’obtenir une indemnisation complémentaire bien supérieure à celle versée automatiquement par la sécurité sociale. Ce mécanisme juridique ouvre la voie à une réparation intégrale de vos préjudices, là où le régime de base ne couvre qu’une partie des dommages subis.
Le contentieux de la faute inexcusable se traite devant le pôle social du Tribunal judiciaire d’Évreux, compétent pour l’ensemble du département de l’Eure. Cette juridiction spécialisée examine les demandes des salariés victimes et statue sur la responsabilité civile de l’employeur.
Condition préalable indispensable : vous devez déjà bénéficier d’une prise en charge de votre accident du travail ou de votre maladie professionnelle par la CPAM de l’Eure. Sans cette reconnaissance officielle, la procédure de faute inexcusable ne peut être engagée.
Maître Karine Alexandre, avocat au barreau d’Évreux, dispose d’une expertise reconnue en droit de la réparation du dommage corporel et des accidents du travail. Sa pratique régulière des dossiers de faute inexcusable devant les juridictions de l’Eure lui permet d’accompagner efficacement les victimes dans leurs démarches.
Faites analyser votre situation dès les premières semaines suivant l’accident pour ne pas perdre de droits. Le délai de prescription court rapidement.
Les expertises à Evreux
Qu’est-ce qu’une faute inexcusable de l’employeur ?
La faute inexcusable constitue un manquement grave de l’employeur à son obligation de sécurité envers ses salariés. Ce concept juridique permet d’engager sa responsabilité au-delà du simple régime d’indemnisation automatique des accidents du travail.
Définition issue de la jurisprudence
La Cour de cassation a posé une définition claire dans ses arrêts dits “Amiante” du 28 février 2002. Selon cette jurisprudence constante, l’employeur commet une faute inexcusable lorsque :
- Il avait ou aurait dû avoir conscience du danger auquel le salarié était exposé
- Il n’a pas pris les mesures nécessaires pour protéger ce dernier
Cette définition repose sur l’obligation de sécurité de résultat mise à la charge de l’employeur par le Code du travail, notamment ses articles L.4121-1 et suivants. L’employeur ne peut se contenter de tenter des mesures de prévention : il doit atteindre un résultat effectif en matière de protection de la santé physique et mentale de ses salariés.
Situations concernées
La reconnaissance de la faute inexcusable concerne aussi bien :
- Les accidents soudains : chute d’une échelle, blessure par une machine non protégée, électrocution, écrasement
- Les maladies professionnelles : troubles musculo-squelettiques, affections liées à l’exposition à des produits toxiques, dépression d’origine professionnelle, pathologies respiratoires
À Évreux et dans l’Eure, ce type de faute est fréquemment invoqué dans les secteurs du BTP, de la logistique, des entrepôts et du soin, où les risques professionnels sont élevés et souvent identifiés de longue date.
Ce que la faute inexcusable change pour la victime
La reconnaissance de la faute inexcusable ne supprime pas l’indemnisation déjà versée par l’assurance maladie. Elle vient au contraire :
- Majorer la rente d’incapacité permanente
- Ouvrir droit à des préjudices complémentaires non couverts par le régime de base
- Engager financièrement l’employeur au-delà du système mutualisé de la sécurité sociale
Conditions pour faire reconnaître la faute inexcusable de l’employeur
La conscience du danger
L’employeur devait avoir connaissance du risque auquel le salarié était exposé. Cette conscience s’apprécie de manière objective : peu importe que l’employeur ait réellement perçu le danger, ce qui compte est qu’un entrepreneur avisé et raisonnablement informé aurait dû le savoir.
Éléments de preuve fréquemment retenus par les juges :
- Alertes préalables de salariés ou de leurs représentants au comité social et économique
- Rapports du CSE mentionnant des situations dangereuses
- Courriers ou observations de la médecine du travail de l’Eure
- Accidents antérieurs survenus sur le même poste de travail
- Observations ou mises en demeure de l’inspection du travail depuis Évreux
- Procès verbal de réunion signalant un risque non traité
L’absence de mesures suffisantes
Malgré cette conscience du danger, l’employeur n’a pas pris les mesures nécessaires pour prévenir ou atténuer le risque. Ce défaut de prévention peut prendre de nombreuses formes :
- Absence de formations à la sécurité adaptées au poste
- Équipements de protection individuelle non fournis ou inadaptés
- Consignes de sécurité non affichées ou non communiquées
- Machines dépourvues de carter de protection ou de dispositifs d’arrêt d’urgence
- Absence de plan de prévention sur les chantiers
- Tolérance de pratiques dangereuses sans sanction ni action corrective
Rassembler les preuves
La constitution d’un dossier solide repose sur des éléments concrets :
| Type de preuve | Utilité |
| Attestations de collègues | Témoignages sur les conditions de travail et les alertes ignorées |
| Photographies du poste de travail | Démonstration visuelle du défaut de sécurité |
| Rapports d’accident | Description officielle des circonstances |
| Mails ou SMS | Preuve que l’employeur connaissait le danger |
| Comptes rendus de réunions CSE | Trace des alertes formelles |
| Courriers de la médecine du travail | Recommandations non suivies |
La faute du salarié n’exclut pas la faute inexcusable
Point essentiel : la faute inexcusable peut être reconnue même si le salarié a lui-même commis une erreur de geste ou une imprudence. Dès lors que les protections mises en place par l’employeur n’étaient pas suffisantes, sa responsabilité peut être retenue.
La jurisprudence de la chambre sociale de la Cour de cassation confirme régulièrement que la faute inexcusable n’exige pas que le comportement de l’employeur soit la cause directe et déterminante de l’accident. Il suffit qu’elle constitue une cause nécessaire du dommage.
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Procédure à Évreux pour faire reconnaître la faute inexcusable
La procédure de reconnaissance de la faute inexcusable de l’employeur suit un parcours précis. À Évreux, les différentes étapes se déroulent selon un calendrier qu’il convient de respecter scrupuleusement.
Étape 1 : Obtenir la reconnaissance de l’AT/MP
Avant toute action en faute inexcusable, l’accident du travail ou la maladie professionnelle doit être :
- Déclaré à la CPAM de l’Eure
- Officiellement reconnu par une décision de prise en charge
Cette reconnaissance constitue le socle juridique sur lequel se construit la demande de faute inexcusable. Sans elle, aucune procédure n’est recevable.
Étape 2 : Respecter le délai de prescription
Le délai pour agir est de 2 ans. Ce délai court selon les cas à compter de :
- La date de l’accident
- La cessation du paiement des indemnités journalières
- La décision de la CPAM reconnaissant l’AT/MP ou fixant le taux d’incapacité permanente
Le calcul précis de ce délai doit être vérifié pour chaque dossier. Un retard peut entraîner la perte définitive de vos droits à indemnisation complémentaire. Le code de la sécurité sociale et le code de procédure civile encadrent strictement ces délais.
Étape 3 : La phase amiable devant la CPAM
Une tentative de conciliation amiable peut être engagée par la victime. La CPAM de l’Eure convoque alors :
- La victime (ou son avocat)
- L’employeur (ou son assurance de responsabilité civile)
Cette réunion de conciliation se tient généralement à Évreux. Elle permet parfois d’aboutir à un accord sans passer par le tribunal. En cas de refus de l’employeur ou d’absence d’accord sur le principe ou les montants, la voie judiciaire devient nécessaire.
Étape 4 : La saisine du pôle social du Tribunal judiciaire d’Évreux
En l’absence d’accord amiable, la victime saisit le pôle social du Tribunal judiciaire d’Évreux (anciennement tribunal de grande instance et TASS) par une requête motivée. Cette requête doit être accompagnée de :
- La décision de prise en charge AT/MP par la CPAM
- Les certificats médicaux détaillant les séquelles
- Les preuves du manquement de l’employeur à son obligation de sécurité
- Tout élément démontrant la conscience du danger
Le jugement intervient après une ou plusieurs audiences. L’employeur, souvent représenté par son assurance, peut contester les éléments présentés. La cour d’appel de Rouen est compétente en cas d’appel contre la décision.
Étape 5 : L’expertise médicale judiciaire
Le pôle social ordonne fréquemment une expertise médicale judiciaire. Cette mesure d’instruction vise à :
- Évaluer précisément les séquelles de la victime
- Fixer le taux d’incapacité permanente
- Chiffrer les différents postes de préjudices complémentaires
La préparation de cette expertise est déterminante pour le résultat final. La victime doit être en mesure d’expliquer clairement son parcours médical, ses douleurs et ses difficultés au quotidien.
L’intervention de Maître Karine Alexandre à chaque étape
Maître Karine Alexandre intervient tout au long de la procédure :
- Rédaction de la requête et choix des pièces pertinentes
- Préparation de la réponse aux arguments de l’employeur
- Assistance lors de l’expertise médicale
- Observation critique du rapport d’expertise
- Plaidoirie devant le Tribunal judiciaire d’Évreux
Indemnisation complémentaire en cas de faute inexcusable à Évreux
La majoration de la rente d’incapacité permanente
Lorsque la faute inexcusable est reconnue par jugement ou par accord, la rente d’incapacité permanente versée par la CPAM de l’Eure est majorée. Cette majoration est calculée selon les règles prévues à l’article L 452 3 du code de la sécurité sociale.
Caractéristiques de cette majoration :
- La rente peut être portée à son taux maximum (entre 50 % et 100 % de la base possible selon la situation)
- Cette majoration est financièrement supportée par l’employeur (ou son assureur)
- Elle s’ajoute à la rente de base déjà perçue par la victime
Les préjudices personnels supplémentaires
Au-delà de la majoration de rente, la victime peut obtenir réparation de ses préjudices personnels. La référence utilisée par les tribunaux est la nomenclature Dintilhac, qui liste les postes de préjudices indemnisables :
| Poste de préjudice | Description |
| Souffrances endurées (pretium doloris) | Douleurs physiques et morales subies |
| Préjudice esthétique | Atteinte à l’apparence physique |
| Préjudice d’agrément | Impossibilité de pratiquer des activités de loisir |
| Préjudice sexuel | Atteinte à la vie intime |
| Préjudice d’établissement | Impossibilité de fonder une famille |
| Perte de chances professionnelles | Diminution des perspectives de carrière |
| Aide humaine non prise en charge | Assistance quotidienne nécessaire |
Les montants accordés varient considérablement selon la gravité des séquelles, le taux d’incapacité permanente et les circonstances propres à chaque affaires. Un chiffrage précis nécessite une étude personnalisée du dossier.
Le préjudice moral des proches
En cas d’accident très grave entraînant un handicap lourd ou en cas de décès, les proches de la victime peuvent également obtenir une indemnisation :
- Le conjoint ou partenaire
- Les enfants
- Parfois les parents ou autres membres de la famille
Cette réparation du préjudice moral des proches s’ajoute au capital décès éventuellement versé par la sécurité sociale. Elle reconnaît la souffrance affective causée par l’accident.
Modalités de versement
Ces indemnités complémentaires sont versées :
- En capital : somme unique pour les préjudices ponctuels
- En rente : versements réguliers pour les besoins permanents
L’évaluation précise des montants et le choix des modalités de versement constituent des stratégies juridiques importantes, nécessitant l’expertise d’un avocat habitué à ces procédures devant le pôle social d’Évreux.
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Accompagnement de Maître Karine Alexandre pour les victimes à Évreux
Faire reconnaître la faute inexcusable de l’employeur et obtenir une juste indemnisation requiert une maîtrise technique du droit de la sécurité sociale et du dommage corporel. À Évreux, Maître Karine Alexandre met son expertise au service des victimes.
Une expérience reconnue en droit du dommage corporel
Maître Karine Alexandre exerce régulièrement devant le pôle social du Tribunal judiciaire d’Évreux. Sa pratique couvre :
- Les accidents du travail et maladies professionnelles
- La reconnaissance de la faute inexcusable de l’employeur
- L’indemnisation des préjudices corporels
- Les contentieux avec les organismes de sécurité sociale
Cette expérience locale permet une connaissance fine des pratiques de la juridiction et des attentes des magistrats.
Un accompagnement personnalisé
Chaque dossier fait l’objet d’une analyse juridique complète :
- Étude de la situation : circonstances de l’accident, manquements de l’employeur, preuves disponibles
- Évaluation des chances : appréciation réaliste de la probabilité de reconnaissance de la faute inexcusable
- Estimation des montants : fourchettes d’indemnisation envisageables selon les préjudices identifiés
L’examen porte autant sur les aspects médicaux (taux d’IPP, séquelles, troubles fonctionnels, besoins en aide humaine) que sur les aspects professionnels (perte de revenus, reclassement, inaptitude, licenciement consécutif).
Préparation aux étapes clés
La réussite d’un dossier repose largement sur la préparation :
- Pour l’expertise médicale : explication du déroulement, conseils pour présenter efficacement son parcours, ses douleurs, ses difficultés quotidiennes
- Pour l’audience : préparation aux questions du juge, organisation des pièces, argumentation juridique solide
Monsieur ou madame, quelle que soit votre situation, vous méritez une réponse claire sur vos droits.
Modalités pratiques
Maître Karine Alexandre propose :
- Un premier contact pour vérifier rapidement si les conditions de la faute inexcusable semblent réunies dans votre situation
- Une information transparente sur les honoraires et les frais de procédure
- Une explication claire des étapes et des délais moyens devant le pôle social d’Évreux
Le crédit accordé à votre parole et à vos témoignages est essentiel. L’avocat est là pour vous aider à les présenter de manière à ce qu’ils soient entendus par la justice.
Faites valoir vos droits à Évreux avec Maître Karine Alexandre
Ne restez pas dans l’attente sans agir. Le délai de prescription de 2 ans peut sembler long, mais la constitution d’un dossier solide prend du temps. Plus vous agissez tôt, plus vous maximisez vos chances d’obtenir la reconnaissance de la faute inexcusable et une indemnisation à la hauteur de vos préjudices.
Contactez le cabinet de Maître Karine Alexandre à Évreux pour faire analyser votre situation et connaître vos droits en matière de faute inexcusable de l’employeur.
