Maître Karine Alexandre

Indemnisation infection nosocomiale à Évreux : droits des victimes et rôle de l’avocate Karine Alexandre

Vous avez été hospitalisé au CH Eure-Seine, dans une clinique privée, un Ehpad ou un centre de rééducation à Évreux, et vous suspectez avoir contracté une infection pendant votre séjour ? Vous n’êtes pas seul, et surtout, vous avez des droits.

Une infection nosocomiale se définit juridiquement comme une infection contractée dans un établissement de santé, absente au moment de l’admission. Elle survient généralement dans les 48 heures suivant la prise en charge, parfois plus tard selon le type de germe. Les exemples les plus fréquents incluent :

  • Les infections du site opératoire après une intervention chirurgicale
  • Les septicémies après pose de prothèse (hanche, genou)
  • Les infections urinaires sur sonde
  • Les pneumopathies acquises sous ventilation

À Évreux et dans l’Eure, les victimes peuvent prétendre à une indemnisation selon deux voies principales :

Situation Qui indemnise ?
Infection nosocomiale sans critère de gravité majeur L’établissement de santé (responsabilité de plein droit)
Infection grave (taux AIPP > 24 %, décès, invalidité) L’ONIAM au titre de la solidarité nationale

Maître Karine Alexandre, avocate installée à Évreux, accompagne les victimes et leurs familles pour évaluer et chiffrer l’ensemble des préjudices : souffrances endurées, perte de revenus, aménagement du logement, aide humaine quotidienne, préjudice d’agrément…

Cet article vous guide pas à pas dans les démarches à entreprendre, les délais à respecter et les recours possibles après une infection nosocomiale dans l’Eure.

Comprendre l’infection nosocomiale et son indemnisation à Évreux

En France, les infections nosocomiales touchent chaque année plusieurs centaines de milliers de patients. Les établissements de santé sont soumis à des normes d’hygiène strictes, mais le risque zéro n’existe pas. Pour les patients suivis à Évreux et en Normandie, comprendre ce qu’est une infection nosocomiale constitue la première étape pour faire valoir ses droits.

Définition précise de l’infection nosocomiale

Une infection est qualifiée de nosocomiale lorsqu’elle répond aux critères suivants :

  • Délai d’apparition : survenue au moins 48 heures après l’admission, ou dans un délai compatible avec la période d’incubation du germe
  • Absence à l’admission : l’infection n’était ni présente, ni en incubation au moment de la prise en charge
  • Établissement microbiologique ou clinique : identification du germe en laboratoire ou diagnostic clinique documenté

Les lieux concernés englobent :

  • Hôpitaux publics (comme le CH Eure-Seine)
  • Cliniques privées
  • Cabinets médicaux
  • Ehpad et maisons de retraite médicalisées
  • Centres de rééducation

Les germes les plus fréquemment impliqués sont le staphylocoque doré, le Clostridium difficile, les entérobactéries résistantes, ainsi que diverses bactéries responsables d’infections respiratoires, urinaires ou de prothèses.

Le principe de responsabilité de plein droit

L’article L.1142-1 du Code de la santé publique consacre un régime de responsabilité sans faute pour les établissements de santé. Concrètement, cela signifie que :

  • La victime n’a pas à prouver une faute de l’établissement
  • La seule preuve de l’infection nosocomiale suffit à engager la responsabilité
  • L’établissement ne peut s’exonérer qu’en prouvant une cause étrangère présentant les caractéristiques de la force majeure

Cette présomption de responsabilité est particulièrement favorable aux victimes et représente une avancée majeure issue de la loi Kouchner du 4 mars 2002.

Distinction entre infections simples et graves

Le niveau de gravité conditionne le régime d’indemnisation applicable :

Critère de gravité Conséquence
Taux d’AIPP ≤ 24 % Indemnisation par l’établissement ou son assureur
Taux d’AIPP > 24 % Intervention possible de l’ONIAM
Arrêt de travail ≥ 6 mois Critère alternatif de gravité
Décès Indemnisation des ayants droit par l’ONIAM

L’indemnisation couvre l’ensemble des conséquences du dommage :

  • Frais médicaux actuels et futurs
  • Pertes de revenus professionnels
  • Impact sur la vie personnelle et familiale
  • Préjudices extra-patrimoniaux (souffrances, préjudice esthétique, préjudice d’agrément)

Responsabilité en cas d’infection nosocomiale : faute, sans faute et rôle de l’ONIAM

La réparation des dommages causés par une infection nosocomiale contractée à Évreux repose sur deux grands régimes de responsabilité, auxquels s’ajoute l’intervention de l’Office National d’Indemnisation des Accidents Médicaux.

La responsabilité sans faute de l’établissement

C’est le régime principal. Dès lors que l’infection nosocomiale est établie, l’établissement de santé est présumé responsable. Cette présomption ne peut être renversée que par la preuve d’une cause étrangère réunissant trois caractéristiques cumulatives :

  • Imprévisibilité : l’événement ne pouvait être anticipé
  • Irrésistibilité : aucune mesure n’aurait pu l’empêcher
  • Extériorité : la cause est totalement étrangère à l’activité de l’établissement

En pratique, cette exonération est très rarement admise par les tribunaux, ce qui renforce considérablement la protection des patients.

La responsabilité pour faute

Parallèlement, une faute caractérisée peut aggraver la responsabilité de l’établissement ou du praticien. Les manquements les plus fréquemment invoqués sont :

  • Non-respect des protocoles d’asepsie
  • Défaut de suivi post-opératoire
  • Retard de diagnostic de l’infection
  • Erreur médicale dans la prise en charge thérapeutique
  • Absence de traitement antibiotique préventif adapté

Lorsqu’un manquement caractérisé aux obligations réglementaires de lutte contre les infections nosocomiales est établi, l’ONIAM peut exercer un recours subrogatoire contre l’assureur de l’établissement fautif.

Le rôle de l’ONIAM pour les infections graves

L’Office National d’Indemnisation des Accidents Médicaux intervient au titre de la solidarité nationale dans deux cas de figure :

  1. Lorsque l’infection nosocomiale atteint un seuil de gravité important : taux d’atteinte permanente à l’intégrité physique ou psychique supérieur à 25 %, ou décès
  2. Lorsque l’établissement a pu s’exonérer en prouvant une cause étrangère, mais que le dommage remplit les critères de gravité

Exemples de situations ouvrant droit à l’intervention de l’ONIAM :

  • Septicémie grave après chirurgie entraînant une amputation
  • Méningite nosocomiale avec séquelles neurologiques majeures
  • Infection mortelle par germe multi-résistant

L’expertise médicale contradictoire demeure indispensable pour caractériser l’infection, évaluer sa gravité et déterminer le partage de responsabilité entre l’établissement, le praticien et l’ONIAM.

ans d'expérience

%

de clients satisfaits

dossiers menés à bien par an

Démarches pour faire reconnaître et indemniser une infection nosocomiale à Évreux

Face à une infection nosocomiale, les victimes se sentent souvent démunies. Pourtant, un parcours organisé existe à Évreux et en Normandie pour faire valoir vos droits. Voici les étapes essentielles.

Étapes chronologiques

  1. Constat médical de l’infection Faites établir un diagnostic précis par votre médecin traitant ou un spécialiste. Ce constat doit mentionner la nature de l’infection, le germe identifié et le lien chronologique avec l’hospitalisation.
  2. Collecte des documents Rassemblez systématiquement :
  • Comptes rendus opératoires et d’hospitalisation
  • Résultats d’analyses microbiologiques
  • Ordonnances et prescriptions
  • Arrêts de travail
  • Correspondances avec l’établissement
  1. Demande du dossier médical complet En application de la loi du 4 mars 2002 relative aux droits des usagers du système de santé, vous pouvez obtenir votre dossier médical auprès de l’hôpital d’Évreux ou de toute clinique. L’établissement dispose d’un délai de 8 jours (pour les dossiers récents) à 2 mois (pour les archives) pour vous le communiquer. En cas de décès, les ayants droit peuvent exercer cette demande.

Saisine de la Commission de Conciliation et d’Indemnisation

La CCI compétente pour la Normandie examine les dossiers d’accidents médicaux, d’affections iatrogènes et d’infections nosocomiales. La procédure présente plusieurs avantages :

  • Gratuité : aucun frais de procédure à votre charge
  • Expertise financée par l’ONIAM
  • Délai encadré : avis rendu dans les 6 mois suivant la saisine

Pour saisir la commission, vous devez remplir un formulaire de demande d’indemnisation accompagné des pièces médicales justificatives.

Rôle de la CCI

La Commission de Conciliation et d’Indemnisation :

  • Ordonne une expertise médicale
  • Apprécie la responsabilité (établissement, praticien, ONIAM)
  • Évalue la gravité des séquelles (taux AIPP, durée d’arrêt, invalidité)
  • Émet un avis sur le droit à indemnisation

Si l’offre d’indemnisation proposée par l’assureur ou l’ONIAM vous semble insuffisante, vous conservez la possibilité de saisir le tribunal compétent :

  • Tribunal judiciaire pour les établissements privés
  • Tribunal administratif pour les hôpitaux publics

Délais pour agir après une infection nosocomiale

Le temps joue contre la victime qui tarde à agir. Voici les délais essentiels à connaître :

Type de situation Délai de prescription
Action en responsabilité médicale 10 ans à compter de la consolidation
Décès lié à l’infection 10 ans à compter du décès pour les ayants droit
Aggravation ultérieure Nouveau délai de 10 ans à compter de l’aggravation

La saisine de la CCI suspend certains délais de recours, mais il reste prudent de se faire assister par une avocate pour sécuriser la stratégie. Si vous résidez à Évreux ou dans l’Eure, consultez rapidement après la découverte de l’infection ou l’aggravation de votre état pour préserver toutes vos chances d’indemnisation.

Expertise médicale en cas d’infection nosocomiale

L’expertise constitue la clé de voûte de votre dossier. Son déroulement suit un protocole précis :

  1. Convocation : vous êtes convoqué devant un ou plusieurs experts désignés
  2. Examen clinique : l’expert évalue votre état de santé actuel
  3. Analyse du dossier médical : étude des pièces justificatives
  4. Questions à l’expert : causes de l’infection, lien de causalité, évaluation des séquelles

L’importance d’être accompagné ne peut être sous-estimée. La présence d’une avocate en droit médical et, si possible, d’un médecin conseil de victime permet de rééquilibrer le rapport de force face aux experts mandatés par les assureurs.

L’expertise fixe :

  • Le lien de causalité entre l’infection et les séquelles
  • Les différentes périodes de déficit fonctionnel
  • Le taux d’incapacité permanente
  • Les besoins en aide humaine et aménagements

Maître Karine Alexandre prépare ses clients à l’expertise, rédige des observations écrites, conteste les conclusions défavorables et demande, si nécessaire, une contre-expertise.

Les préjudices indemnisables après une infection nosocomiale à Évreux

L’objectif de l’indemnisation est de replacer la victime, autant que possible, dans la situation où elle se serait trouvée sans l’accident médical. La Nomenclature Dintilhac sert de référence pour chiffrer l’ensemble des préjudices, tant devant les juridictions civiles qu’administratives.

Préjudices patrimoniaux

Ces préjudices correspondent aux pertes financières directes :

  • Dépenses de santé actuelles : frais médicaux, pharmaceutiques, hospitaliers restés à charge
  • Dépenses de santé futures : soins de kinésithérapie, appareillages, suivi psychologique
  • Pertes de gains professionnels actuels : revenus perdus pendant la période d’arrêt
  • Pertes de gains professionnels futurs : incidence sur la carrière, retraite diminuée
  • Incidence professionnelle : pénibilité accrue, déclassement, reconversion imposée
  • Frais de logement adapté : aménagement du domicile (douche accessible, monte-escalier)
  • Frais de véhicule adapté : adaptation automobile pour personne handicapée
  • Aide humaine : assistance par tierce personne pour les actes de la vie quotidienne

Préjudices extra-patrimoniaux

Ces préjudices réparent les atteintes personnelles :

Poste de préjudice Description
Déficit fonctionnel temporaire Gêne dans la vie quotidienne avant consolidation
Déficit fonctionnel permanent Séquelles définitives après consolidation
Souffrances endurées Douleurs physiques et psychiques subies
Préjudice esthétique Altération de l’apparence (cicatrices, amputations)
Préjudice d’agrément Impossibilité de pratiquer des activités de loisirs
Préjudice sexuel Atteinte à la vie intime
Préjudice d’établissement Impossibilité de fonder une famille

Préjudices des proches

En cas de décès à la suite d’une infection nosocomiale, les proches peuvent prétendre à :

  • Préjudice d’affection (conjoint, enfants, parents, fratrie)
  • Frais d’obsèques
  • Perte d’aide apportée par la victime au foyer
  • Préjudice économique lié à la perte de revenus du défunt

Les montants varient selon l’âge, la situation familiale, la profession, l’importance de la dépendance et la nature des soins futurs. Une évaluation rigoureuse, poste par poste, est indispensable pour obtenir une réparation intégrale.

Particularités des infections nosocomiales graves

Les infections entraînant un handicap majeur ou un décès relèvent d’un traitement spécifique. Les critères de gravité retenus sont :

  • Taux d’AIPP supérieur à 24 %
  • Arrêt de travail prolongé d’au moins 6 mois consécutifs ou non
  • Inaptitude définitive à l’emploi antérieur
  • Altération sévère des conditions d’existence

Dans ces cas, l’ONIAM intervient au titre de la solidarité nationale pour compléter ou prendre en charge intégralement l’indemnisation. Un chiffrage précis des besoins futurs s’impose :

  • Aide humaine 24h/24 pour les personnes lourdement handicapées
  • Aménagement complet du domicile
  • Appareillages multiples (fauteuil roulant, prothèses)
  • Frais de suivi médical à vie

L’avocate veille également à l’actualisation des préjudices en cas d’aggravation clinique (amputation secondaire, nouvelle intervention, complication tardive) afin d’obtenir une réévaluation de l’indemnisation initiale.

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Rôle de l’avocate Karine Alexandre en cas d’infection nosocomiale à Évreux

Maître Karine Alexandre exerce en dommage corporel à Évreux. Son cabinet intervient régulièrement dans des dossiers d’infections nosocomiales pour des victimes résidant dans l’Eure et plus largement en Normandie, jusqu’à Rouen et Le Havre.

Un accompagnement global

Son intervention couvre l’ensemble du parcours de la victime :

  • Écoute et analyse : compréhension de votre situation, étude approfondie du dossier médical
  • Stratégie juridique : choix entre saisine de la CCI, transaction amiable avec l’assureur, ou action devant le tribunal judiciaire ou administratif
  • Constitution du dossier : rassemblement des pièces, demande de dossier médical, coordination avec le médecin conseil

Préparation et suivi des expertises

L’expertise médicale représente un moment décisif. Karine Alexandre apporte une aide concrète :

  • Préparation du client aux questions de l’expert
  • Rédaction de dires (observations écrites) pour orienter l’expertise
  • Présence ou représentation lors des opérations d’expertise
  • Contestation des conclusions défavorables
  • Demande de contre-expertise si nécessaire

Son expérience est particulièrement précieuse lorsqu’un établissement ou un praticien conteste le caractère nosocomial de l’infection.

Chiffrage et négociation

Le cabinet chiffre les préjudices poste par poste selon la Nomenclature Dintilhac, en tenant compte :

  • Des barèmes de l’ONIAM pour les établissements publics
  • Du référentiel des Cours d’Appel (référentiel Mornet) pour les établissements privés

L’avocate négocie avec les assureurs et l’ONIAM pour obtenir une offre d’indemnisation juste. Lorsque les propositions sont insuffisantes, elle saisit le juge compétent pour défendre vos intérêts.

Proximité locale

L’implantation du cabinet à Évreux facilite :

  • Les rencontres en présentiel au sein du cabinet
  • La connaissance du tissu médical local (CH Eure-Seine, cliniques de l’Eure)
  • Le suivi des procédures devant le tribunal judiciaire d’Évreux
  • Les déplacements au tribunal administratif de Rouen pour les dossiers d’hôpitaux publics

Le cabinet est inscrit au barreau de l’Eure et intervient devant l’ensemble des juridictions de Normandie.

Pourquoi consulter rapidement après une infection nosocomiale ?

Le temps joue souvent contre la victime qui agit seule. Une consultation précoce permet de :

Sécuriser les preuves Les analyses microbiologiques, comptes rendus opératoires, imageries et témoignages doivent être préservés avant qu’ils ne se perdent ou deviennent inexploitables.

Être guidé dès les premières démarches L’avocate vous accompagne pour :

  • Rédiger le courrier à l’établissement de santé
  • Effectuer la demande de dossier médical
  • Déclarer l’accident à la CPAM
  • Choisir entre procédure amiable (CCI) et action contentieuse

Obtenir un meilleur niveau d’indemnisation Une intervention rapide évite les acceptations hâtives d’offres transactionnelles souvent sous-évaluées par les assureurs. Grâce à une analyse rigoureuse, vous maximisez vos chances d’obtenir la réparation intégrale de vos préjudices.

Si vous résidez à Évreux ou dans l’Eure, prenez rendez-vous pour une étude personnalisée de votre cas d’infection nosocomiale, en présentiel ou en visioconférence.

Prendre rendez-vous avec Me Karine Alexandre à Évreux

Chaque dossier d’infection nosocomiale est unique. C’est pourquoi les consultations se déroulent uniquement sur rendez-vous, afin de consacrer le temps nécessaire à l’étude de votre situation et de vos pièces médicales.

Préparer votre rendez-vous

Pour que la première consultation soit la plus efficace possible, pensez à rassembler :

  • Comptes rendus d’hospitalisation et opératoires
  • Résultats d’analyses microbiologiques
  • Arrêts de travail et certificats médicaux
  • Correspondances avec l’établissement ou son assureur
  • Décisions de la CPAM (prise en charge, rente d’invalidité)
  • Éventuels avis médicaux ou rapports d’expertise déjà réalisés

Un accompagnement rassurant

Les démarches après une infection nosocomiale peuvent sembler complexes et décourageantes. L’accompagnement d’une avocate expérimentée en droit médical permet de défendre efficacement vos droits, de contester les offres insuffisantes et d’obtenir une indemnisation à la hauteur du préjudice subi.

Que vous soyez victime directe ou proche d’une personne décédée des suites d’une infection nosocomiale, vous méritez une écoute attentive et une action déterminée pour faire valoir vos droits.

Ne laissez pas passer les délais. Contactez dès maintenant Me Karine Alexandre pour protéger vos intérêts et engager les démarches adaptées à votre situation.